Régions

Agadir… l’enfant entre le devoir scolaire et les besoins personnels à l’ère où le droit prime sur le devoir

Dans le cadre de ses activités culturelles et pédagogiques, l’institution Attaraji, a organisé samedi 29 décembre en collaboration avec l’OREFPDD une journée d’étude sous le thème : l’enfant entre le devoir scolaire et les besoins personnels à l’ère où le droit prime sur le devoir »

Monsieur le directeur Omar BOUTEGLIFINE a souligné l’importance de cette thématique pour le développement de la formation pédagogique. Le choix de ce sujet émane de la réflexion d’un pédagogue qui a une longue expérience derrière lui en collaboration avec des formateurs, des enseignants, des inspecteurs pédagogiques.

Monsieur Omar Tidrarini interroge le devoir scolaire comme dilemme : motivation ou une sorte de pression de la part de l’école et des parents omettant le besoin fondamental de l’enfant qui est le jeu.

Réaliser le rêve des grands à travers l’enfant en le soumettant à une série infinie de devoirs c’est ignorer totalement ses vrais besoins. De nos jours la liberté est perçue différemment par les adultes : elle est considérée comme une perte de temps ou comme un manque d’intelligence de sa part. L’adulte ignore le danger de cette attitude qui prive l’enfant de toute sorte d’activité et de créativité par conséquent. Nous ne pouvons pas reproduire les schémas traditionnels de l’apprentissage, car le monde évolue et les méthodes également.

En évoquant cet élément, le conférencier met le doigt sur une discipline en psychosociologie de la communication qui est l’analyse transactionnelle : le parent doit se détacher de son état adulte et savoir se mettre dans son état enfant pour répondre aux besoins de son enfant et par là éveiller sa curiosité, échanger et comprendre son ressenti. Ces éléments cités ci-dessus remettent en question « le devoir » que l’enfant fait souvent par peur d’être puni, par crainte de moqueries de ses amis de classe mais rarement par plaisir.

Dans le même sens, Monsieur Mustapaha JILALI fait de la motivation en rapport avec l’amour de la matière son talon d’Achille. Cette motivation, intrinsèque et extrinsèque à la fois, et l’apprentissage sont intimement liés, jusqu’à ne former qu’un. Cette motivation ne peut avoir lieu sans la contribution effective des parents et de l’environnement scolaire. Il a insisté sur la nécessité de la gestion du temps et sur la bonne organisation du travail à la maison.

Madame Malika ELMANOUZI quant à elle, parle de la gestion du projet d’avenir chez l’enfant. C’est une préparation tout au long de sa vie scolaire, celle d’un développement personnel d’abord, car un élève qui n’a pas de confiance en lui-même, ne se sent pas en sécurité, ne peut pas communiquer et ne peut pas apprendre. Il est temps de mettre fin aux méthodes traditionnelles, celles d’un enseignement centré sur les contenus disciplinaires, du bourrage des crânes, des examens où on demande à l’élève de restituer à la lettre ce qu’il a appris.

Monsieur Mohammed ELFAKIR aborde cette question en parlant de la psychologie de l’élève. Il souligne que tout dispositif éducatif repose sur des vécus socio-psychologiques qui influencent l’apprentissage. L’école ainsi que les parents doivent offrir un épanouissement optimal des potentialités de chacun. En effet, il existe chez chaque individu, des aptitudes qui ne demandent qu’à éclore à la faveur d’un contexte positif, celui de doter tous les élèves de savoirs, de savoir-faire, mais de savoir-être qui feront d’eux des adultes autonomes et responsables.

Monsieur Ismail Ait Rais met l’accent sur le charisme de l’enseignant pour la transmission et la facilitation du savoir. Les approches communicatives et actionnelles recentrent l’enseignement sur l’apprenant. En effet, ce changement étroitement lié aux évolutions des divers dispositifs nouvellement mis à sa disposition ne font que valoriser l’image du professeur.

L’enseignant est maître du jeu, metteur en scène de ses propres scénarios pédagogiques. Par ses qualités de communication et d’écoute active, il suscite chez l’élève le désir d’apprendre et l’amour de la discipline enseignée. C’est grâce à lui que l’apprenant peut acquérir la méthode idéale pour faire ses devoirs et non les « exécuter » comme une lourde tâche.

HASSN HERMASS

Comment here