ActualitéMonde

BIODIVERSITE : LE MAROC ACCUEILLE LA 8ème SESSION DE LA PLATEFORME INTERGOUVERNEMENTALE SCIENTIFIQUE ET POLITIQUE SUR LA BIODIVERSITE ET SERVICES ECOSYSTEMIQUES EN 2021

Le Maroc abrite la 8ème Session de la Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques (IPBES) prévue pour l’an 2021.

Cette décision a été prise à quelques jours de la célébration de la Journée Internationale de la biodiversité du 22 mai 2019 lors de la 7ème Session dont les travaux se sont déroulés du 29 avril au 4 mai 2019 au siège de l’UNESCO à Paris en France avec la participation de 800 participants, dont le Maroc qui y a pris part avec une importante délégation représentant les différents départements ministériels concernés et institutions de recherche.

La Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques, a été créée en 2012 et elle est ouverte à tout membre des Nations-Unies. Elle compte actuellement 132 Etats membres; c’est une interface qui vient appuyer les activités se déroulant dans le cadre des accords multilatéraux concernant la biodiversité comme la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) ou encore la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et a pour objectifs de mener des évaluations des connaissances sur la biodiversité et les services écosystémiques, de définir des outils et des méthodes appropriées afin d’appuyer l’élaboration et l’exécution des politiques, d’identifier les lacunes de connaissances, de faciliter une approche coordonnée pour la production de nouvelles connaissances et enfin, d’accompagner les besoins de renforcement de capacités pour mener les actions prévues.

A noter enfin que selon l’UNESCO, la biodiversité constitue le tissu vivant de notre planète. Elle sous-tend le bien-être actuel et futur des êtres humains, et son déclin rapide représente une menace pour la nature comme les humains.

Selon des rapports publiés en 2018 par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), les principales raisons qui, à l’échelle mondiale, contribuent à l’érosion de la biodiversité sont le changement climatique, les espèces envahissantes, la surexploitation des ressources naturelles, la pollution et l’urbanisation.

Aussi, précise-t-on, la diminution de la diversité biologique implique la réduction et la disparition d’espèces et de la diversité génétique, ainsi que la dégradation des écosystèmes. Elle compromet les contributions vitales qu’apporte la nature à l’humanité, mettant en péril l’économie, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la diversité culturelle et la qualité de vie, et constitue une menace majeure pour la paix et la sécurité mondiales. En outre, l’érosion de la biodiversité touche de manière disproportionnée les plus vulnérables, aggravant les inégalités.

Ainsi ajoute-t-on, pour mettre un terme à ce déclin ou inverser la tendance, il est essentiel de changer les rôles, les actions et les relations des individus à l’égard de la biodiversité. Il existe de nombreuses solutions pour arrêter et inverser le déclin de la biodiversité. Les divers réseaux, programmes et partenaires de l’UNESCO ont observé les germes d’un changement positif et encourageant partout dans le monde. En outre, l’Organisation accompagne les États membres et leurs citoyens dans leurs efforts visant à mettre un terme à l’érosion de la biodiversité par la compréhension, la valorisation, la sauvegarde et l’utilisation durable de la biodiversité.

                                                                    ABOU ZOUHEIR

Comment here