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LE SEDD ORGANISE UNE JOURNEE SCIENTIFIQUE EN CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA BIODIVERSITE

En célébration de la Journée Internationale de la Diversité Biologique commémorée chaque année par tous les pays parties à la Convention sur la Diversité Biologique en date du 22 Mai; le Maroc a été au rendez-vous avec l’organisation d’une rencontre de communication et de débat scientifique initiée à la bibliothèque Nationale de Rabat Mercredi 22 Mai 2019 par le Secrétariat d’Etat chargée du Développement Durable sous le thème : «Notre biodiversité, notre nourriture, notre santé»

Cette rencontre scientifique présidée par Nezha El Ouafi, Secrétaire d’état chargée du Développement Durable en présence notamment du Haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, de la Représentante de la FAO, de la Représentante Résidente par Intérim du PNUD et Président de l’Université Mohammed V aux cotés des représentants des Départements ministériels, des institutions de recherche scientifique, les représentants d’autres acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, ainsi que les représentants des Organismes des Nations Unies et les Bailleurs de Fonds au Maroc.

Dans son allocution d’ouverture des travaux de cette rencontre ; la Secrétaire d’état chargée du Développement Durable, Nezha El Ouafi a souligné que le patrimoine naturel du Maroc ; à l’instar de la plupart des pays ; est soumis à plusieurs pressions, dues principalement à des facteurs sociaux et économiques, et à la situation fragile du Maroc face aux effets néfastes du changement climatique, tels que des phénomènes extrêmes de sécheresse et d’inondations, des précipitations irrégulières et à la rareté des ressources en eau. La désertification croissante et la rareté des ressources en eau exacerbent la vulnérabilité, notamment des zones sensibles, telles les montagnes, les oasis et le littoral.

Selon le rapport « 50 ans de développement humain au Maroc et perspectives pour 2025 » a-t-elle précisé, 75% des pauvres dépendent de l’agriculture et de l’exploitation des ressources naturelles au quotidien, ce qui signifie que la dégradation de la biodiversité réduit leur niveau et qualité de vie.

Dans ce même sens ; Nezha El Ouafi a tenu de rappeler le message adressé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le glorifie, aux participants à la Conférence internationale sur les changements climatiques du 16 octobre 2009 à Rabat, qui met l’accent sur la nécessité d’alléger les pressions sur les ressources naturelles et préserver l’équilibre des écosystèmes. Je cite : « A cet égard, notre pays s’est fermement engagé dans la réhabilitation de nos ressources forestières, la protection de la biodiversité, la lutte contre la dégradation et l’érosion des sols, la réduction de l’ensablement et la désertification, afin de renforcer et de développer notre capacité à produire et à reconstituer nos ressources naturelles ». Extrait du message Royal.

Devant cette situation ; avait-elle ajouté ; et conformément aux orientations royales, le Maroc a jeté les bases d’un développement durable à travers de nombreuses réformes Politique, institutionnelle, juridique, sociale et économique renforcées par l’adoption de la Stratégie Nationale du Développement Durable (2015-2030).

Cette stratégie comporte sept enjeux majeurs, notamment, l’enjeu 3 relatif à l’amélioration de la gestion et du développement des ressources naturelles tout en promouvant la conservation de la diversité biologique, y compris la protection et la mise en valeur des zones humides. Ce défi ; précisa-t-elle, comprend plusieurs mesures visant à renforcer les politiques de conservation de la biodiversité et de réhabilitation des zones fragiles. A savoir :

  • Étendre le réseau des aires protégées, par l’augmentation de leurs nombres et leurs superficies ;
  • Accorder une attention particulière aux écosystèmes riches en espèces endémiques, rares et menacées, remarquables et vulnérables, phares et d’intérêt patrimonial ou encore d’intérêt économique et socio-économique ;
  • Généraliser les actions de suivi et d’évaluation de la biodiversité, à travers le choix approprié de bio-indicateurs ;
  • Renforcer le programme de la lutte contre l’ensablement et améliorer le couvert végétal des zones sensibles ;
  • Finaliser l’inventaire national des Sites d’Intérêt Biologique et identifier les sites prioritaires pour la classification en tant qu’aires protégées et leurs fournir un plan de développement et de gestion durable ;
  • Épargner les aires protégées, les Sites d’Intérêt Biologique et Écologique (SIBEs) et les sites Ramsar de tout projet à forts impacts négatifs, notamment les projets urbanistiques, industriels et touristiques.

Au Programme de cette rencontre scientifique bien réussie à la Bibliothèque Nationale de Rabat ; les organisateurs ont prévu des activités dont l’objectif est de sensibiliser davantage le public à la dépendance de nos systèmes alimentaires, de notre nutrition et de notre santé à la biodiversité et à des écosystèmes sains dont un panel sur la thématique de « La valorisation et la conservation de la biodiversité, ainsi que la valeur des connaissances pour l’alimentation et la santé humaine » animé par plusieurs intervenants représentant le Département de l’Agriculture ; le Ministère de la Santé ; le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et la Lutte Contre la Désertification ; le Secrétaire d’Etat chargée du Développement Durable ; l’Institut Scientifique ; l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II , l’Association Ribat Al Fath  et le FAO.

A noter enfin qu’au terme de la cérémonie des travaux de cette journée scientifique, une convention de partenariat a été signé entre le SEDD et l’Institut Scientifique.

                                                                                ABOU ZOUHEIR

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