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Le Haut Commissariat aux Eaux et Foret Et à la Lutte Contre la Desertification Célébration Journée Internationale des Coopératives sous le thème : « Développement inclusif et travail décent ».

Mardi 16 juillet dernier et à l’instar de la communauté internationale, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification a commémoré la Journée Internationale des Coopératives au ZOO de Rabat, sous le thème : « Développement inclusif et travail décent ».

L’objectif global de cet évènement est de mettre en relief le rôle des coopératives dans la promotion des valeurs et principes de solidarité, dans le cadre d’un esprit de participation volontaire, ainsi que l’instauration d’un équilibre entre les objectifs économiques, et les principes d’équité et de justice sociale.

Selon ces organisateurs, cette rencontre, a souligné le rôle des coopératives dans le développement économique, la diminution des taux de chômage, et leur contribution à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté. Elle a constitué également l’occasion pour évaluer les réalisations du Haut Commissariat en matière d’appui à l’action associative et coopérative pour la concrétisation des objectifs fixés en matière de promotion d’une économie sociale et solidaire.

Dans cette optique rappelle-t-on ; les coopératives forestières constituent un cadre pour l’organisation des ayants droits autour des actions de développement forestier. De ce fait, une grande importance a été accordée à la réhabilitation du mouvement coopératif afin d’élargir son domaine  d’intervention et de diversifier ses activités.

Pour le HCEFLCD ; l’organisation des filières est l’une des priorités afin d’assurer une meilleure valorisation des produits forestiers, avec affectation d’une partie de la valeur ajoutée au bénéfice de la population locale, premier anneau des différentes filières de production.

Dans ce sens, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la lutte désertification fait de sa stratégie de conservation des ressources forestières et de développement durable, un outil pour faire participer les ayants droits à la réalisation de projets de développement local et les met au cœur de ses priorités et préoccupations. Une stratégie qui est mise en œuvre à travers la conclusion de contrats de partenariat avec les coopératives forestières ou les groupes d’intérêt économique autour des projets visant la création de conditions de stabilité et de coexistence entre la forêt et la population riveraine.

C’est ainsi que depuis 2005, ce secteur des coopératives a évolué, dans la plupart des régions forestières du Maroc pour de 5 coopératives en 2005 à un total de 203 coopératives constituées de 13.300 adhérents de nos jours et dont 40% œuvrent dans la valorisation des PAM, secteur considéré comme fort générateur d’emploi.

Selon de récentes évaluations, le secteur de valorisation des produits forestiers par les coopératives forestières, a permis de créer plus de un million de journée de travail/an et constitue la principale source de revenus directs équivalent à environ 2000 dh/mois en moyenne, pour plus de 20.000 foyers dans les zones rurales défavorisées où les opportunités de travail sont les plus faibles.

Par ailleurs, il y’a lieu de souligner qu’aujourd’hui, plus de 90% des espaces de plantes aromatiques et médicinales sauvages valorisables sont exploités dans le cadre de contrats de partenariat avec les coopératives forestières et, dans ce cadre, durant la période 2005-2018, plus de 288 contrats de partenariat ont été conclus avec un montant global qui s’élève à 474 MDH, alors qu’avant 2005, presque la totalité des produits des PAM étaient cédés aux entreprises dans le cadre de l’adjudication publique.

De nos jours donc, l’action coopérative propose un nouveau modèle économiquement viable et inclusif produisant sur une base mutualisée et solidaire des biens et services centrés sur l’élément Humain et sur la satisfaction de besoins sociaux et inscrits dans le développement durable et la lutte contre l’exclusion.

En vue d’encourager le secteur, le HCEFLCD a mis en œuvre un programme d’appui aux coopératives aquacoles dans les eaux continentales, qui a démarré en 2017 dans le cadre de la mise en œuvre du plan décennal 2015/2024 et qui a ciblé dans un premier temps à titre de modèle, la région de Béni Mellal Khénifra. Au cours de cette année, trois autres provinces à savoir Rhamna, Taounate et Larache ont été ciblées pour la promotion de l’aquaculture en cage au profit des coopératives locales.

Le nombre actuel des coopératives aquacoles bénéficiaires du programme en question s’élève à 12 coopératives regroupant plus de 330 adhérents pour une production aquacole estimée à 400 tonnes, et générant un chiffre d’affaires estimé à 8 millions de dirhams.

De même, l’événement a été marqué par la signature d’une convention cadre entre le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification et le Ministère de l’éducation nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, qui servira comme une plateforme de coopération technique et scientifique en matière de développement durable et de valorisation des plantes aromatiques et médicinales sauvages.

Cette convention cadre précise-t-on ; englobe les axes de coopération concernant :

  • L’échange scientifique et technique dans les domaines des plantes aromatiques et médicinales
  • La promotion de l’excellence dans la recherche et développement
  • la réalisation de programmes de recherche, d’action de formation et d’expertises.

                                                                             Mohammed Drihem

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