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Dounia Batma et Sami Ray enflamment la scène “Taj” du Festival international d’Ifrane

Le 4e festival international d’Ifrane « Les chants des cèdres » (FIICC) a connu son point culminant avec les concerts animés,  mercredi sur la scène Taj ,  par la star Dounia Batma et l’artiste marocain Sami Ray devant plusieurs milliers de fans et spectateurs enthousiastes.Malgré un vent violent et un orage menaçant, Dounia Batma a électrisé l’atmosphère en reprenant ses plus belles chansons accompagnée en refrain par son fidèle public en brandissant ses portraits dans une ambiance festive et surchauffée.La star marocaine Dounia Batma, descendante d’une famille d’artistes populaires, a exprimé, lors d’un point de presse, sa profonde joie de se produire pour la première fois au festival international d’Ifrane , qui connaît, au fil des ans, une éclatante réputation à l’image des festivals marocains et arabes les plus en vogue et les plus réussis.Elle a répondu franchement à toutes les questions, sous l’œil alerte de son mari Bahraini Mohamed Al Turk et son manager, soulignant que parfois la célébrité et le succès suscitent des jalousies et des rumeurs infondées.Elle a gratifié les nombreux journalistes en reprenant quelques strophes de la chanson célèbre de feu Brahim El Alami, « mahla Ifrane, mahla jamalou » en invitant les représentants de la presser à l’accompagner dans ce refrain qui chante la beauté de la jolie ville d’Ifrane, qu’on surnomme « la petite Suisse ».Auparavant, Sami Ray, qui a imité ses frères aînés et artistes du Rai , a plongé le public dans l’extase en entonnant ses chansons qui expriment en partie la réalité vécue par le peuple marocain dont l’emigration, la nostalgie, l’infidélité, la traîtrise, l’amour.Cette folle soirée a été précédée mardi , 23 juillet, par un récital de chants de l’artiste « plurielle  » Fatima Zahra Laaroussi qui a excellé, à ses débuts, dans les Mouachahates de la musique andalouse et la poésie de l’art du Malhoun, avant d’opter pour la chanson arabe moderne où elle s’est taillée une place prépondérante au grand bonheur de son large public d’admirateurs.Les organisateurs du festival ont réussi le pari de miser sur les artistes marocains connus et appréciés dans le monde arabe voire sur le plan international pour intéresser le grand public et de leur joindre, notamment en ouverture des concerts de chants populaires, tels Ahidous, les chikhates, les Gnawa avec notamment la magnifique symphonie d’Ahidous, les Gnawas avec maître Hamid Kasri, les cheikhs amazighs Hadou Aarab, Ahouzar, Mimoun Ourahou , au grand bonheur d’un public hétéroclite venu de plusieurs régions du Maroc , notamment d’Ifrane, Meknès, Fès, El Hajeb, Azrou, Immouzer du Kandar, et bien d’autres villes lointaines comme Rabat et Casablanca.Ainsi les divers goûts artistiques de générations différentes ont été apparemment satisfaits en respectant la diversité patrimoniale et identitaire culturelle , artistique et linguistique de la société marocaine. Après la ruée vers la scène Taj, place est cédée à la scène « Arz Bladi »  où doivent se produire le groupe NRJ Music Tour  , l’artistes pop  Hatim Ammor, le chantre et compositeur irakien Majid Almohandis, le jeune talent Zouhair Bahaoui et le français d’origine catalane Kendji Girac . Ce dernier est programmé en clôture en apothéose de ce festival qui attire les visiteurs nationaux et des touristes étrangers, à la recherche d’un havre de paix, un environnement verdoyant , sain et vivifiant et une animation culturelle et artistique originale.Les organisateurs de cet événement qui acquiert graduellement ses lettres de noblesse peuvent se réjouir de leur réussite dans leur lourde mission avec à leur tête le jeune et dynamique gouverneur de la province,  Abdelhamid El Mazid, le président du festival, Younès Sadiki et le directeur artistique, Nabil El  Jai et tout le staff qui les a épaulés dans cette entreprise harassante et pénible.Il ne faut pas oublier aussi les multiples activités parallèles avec des tournois de mini-basketball , le cross-country, le mini foot, la pèche à la ligne, les jeux de cartes, le tir  aux plateaux , les spectacles de rue animés avec des instruments traditionnels de l’art musical marocain ( Hajhouj, Loutar, Nay, Qanoun, Guenbri etc.) , le cinéma d’animation pour jeunes et autres activités culturelles et poétiques.Il convient de souligner que les actes du festival sont couverts par presque une centaine de journalistes Marocains et étrangers.

Kaddour Fattoumi

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