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L’Espagne rejoint les États Unis dans son opposition à la création d’un nouvel Etat au Sahara

Le Maroc  continue de se réjouir de bonne nouvelles concernant  le conflit du Sahara, au cours des derniers mois.  Suite à l’opposition des États-Unis à la création d’un nouvel État indépendant au Sahara occidental, l’Espagne vient à son tour de déclarer son support à cette décision et rejoint les Etats Unis.

Selon le site Morocco World News, Le gouvernement espagnol a  pris l’initiative le 1er août, à la suite  de l’élection du président mauritanien, Mohamed ould Cheikh El Ghazouani.

Le journal marocain 360 a reporté que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération espagnol Josep Borrell  a rencontré plusieurs hauts responsables mauritaniens, le président élu inclut, en dirigeant une délégation espagnole importante durant l’événement à Nouakchott, en Mauritanie.  La visite avait pour but la réitération de  l’engagement espagnole à maintenir la sécurité et la stabilité dans le territoire entre la Mauritanie et le Maroc.

Lors de sa rencontre avec le président El Ghazouani, le ministre espagnol « s’est concentré sur l’importance des relations entre les deux pays », continue le journal 360. Ultérieurement,  le ministère espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération a déclaré la réaffirmation de Madrid vis-à-vis son engagement  au maintien de la paix, la sécurité et la stabilité dans la «région stratégique du Maghreb». Sachant que les relations socio-économiques Maroco-espagnoles  sont incomparables dans le bassin méditerranéen du Maghreb, la Mauritanie reste un partenaire stratégique pour l’Espagne. Les liens bilatéraux entre Madrid et Nouakchott s’appuient  sur des points touchants la pêche, la lutte contre les réseaux criminels transcontinentaux, ainsi que les efforts communs contre la migration irrégulière ; comme il est le cas avec le Maroc.

L’opposition de Madrid à la création d’un nouvel État dans la région entre le Maroc et la Mauritanie suscite de sérieuses  inquiétudes vis-à-vis  la sécurité et à la menace constante et persistante de groupes terroristes.

Le journal marocain continue ses explications,  déclarant que Madrid voit que la frontière maroco-mauritanienne nécessite  des efforts de la part des deux pays afin d’établir une force commune chargée de surveiller le trafic lourd et la circulation des marchandises entre l’Europe, le Maroc et le reste de l’Afrique.

La nouvelle surface quelques mois après que le rapprochement de l’Espagne à l’Algérie concernant la mal caractérisation ainsi que d’avoir mal compris sa position concernant le dossier du Sahara occidental. L’ambassadeur d’Espagne en Algérie a même adressé des rapports qui disent que  l’Algérie et l’Espagne partagent des opinions similaires vis-à-vis  la question du Sahara Occidental ; pendant que le gouvernement espagnol a dénoncé ces informations et a nié d’avoir été d’accord avec l’Algérie.

« Ce qui s’est passé est une fausse représentation des déclarations de notre ambassadeur sur le Sahara occidental », déclare un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères, en confirmant que l’engagement espagnole envers le processus des Nations Unies reste constant et inchangé.

En ce qui concerne le Maroc, le pays a réussi à convaincre  une nouvelle cohorte de pays pour solidifier  sa position. Le plan d’autonomie du pays Nord-Africain est largement considéré comme étant «sérieux» et «crédible». Or, l’opposition de Washington à l’établissement d’un nouvel État en Afrique a probablement été la  nouvelle la plus déterminante pour Rabat.

Wall Street Journal a cité que le président des Etats Unis Donald Trump a clairement indiqué que les États-Unis soutenaient le Maroc dans son opposition à la création d’une nation indépendante, lors d’entretiens privés. Le journal américain a aussi déclaré que  des responsables marocains et occidentaux ont été effectivement impliqués dans des négociations qui ont tous souligné que, pour des raisons surtout de sécurité et de stabilité, Washington privilégiait le plan d’autonomie du Maroc sur la création d’un État dirigé par le Polisario.

Par Chama Rhazzaoui.

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