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COP 25 : Appel d’urgence pour faire de sérieux progrès dans l’action climatique en deux semaines de conclave à Madrid

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP25 a débuté lundi 02 novembre à Madrid par un appel d’urgence à faire de sérieux progrès dans l’action climatique au cours des deux prochaines semaines à Madrid.

     S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de cette COP25, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déclaré que les impacts du changement climatique devenant de plus en plus dangereux et apparents, la COP25 se doit de transmettre au monde une ferme détermination à changer de cap. « Nous devons enfin démontrer que nous sommes sérieux dans notre engagement à arrêter la guerre contre la nature – que nous avons la volonté politique d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 », a-t-il déclaré.

     António Guterres a rappelé aux délégués de la COP25 que l’objectif premier de la conférence était de faire progresser les points clés, notamment l’article 6 de l’Accord de Paris relatif aux marchés du carbone et de continuer à renforcer les ambitions en vue de la préparation de nouveaux plans nationaux d’action climatiques qui doivent être révisés l’année prochaine. « Mettre un prix sur le carbone est vital si nous voulons avoir une chance de limiter l’augmentation de la température mondiale et d’éviter un changement climatique galopant. L’opérationnalisation de l’article 6 aidera à faire fonctionner les marchés, à mobiliser le secteur privé et à faire en sorte que les règles soient les mêmes pour tous », a-t-il dit.

     La COP doit également faire progresser les travaux relatifs au renforcement des capacités, au déboisement, aux peuples autochtones, aux villes, aux finances, à la technologie, à l’égalité des sexes, etc.

     Et il doit régler plusieurs questions techniques pour que le cadre de transparence prévu par l’Accord de Paris devienne pleinement opérationnel.

     Le Secrétaire général a déclaré qu’il s’attendait à ce que tous les gouvernements s’engagent à revoir leurs plans d’action nationaux sur le climat (NDCs) avec l’ambition nécessaire pour faire face à l’urgence climatique au cours des 12 mois à venir, soit la date à laquelle les gouvernements devront soumettre des plans actualisés et améliorés.

     Et il a appelé les gouvernements à veiller à ce qu’au moins 100 milliards de dollars par an soient mis à la disposition des pays en développement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience face au changement climatique.

      Pour sa part ; le Président du Groupe d’experts inter- gouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Hoesung Lee, a souligné les avantages économiques d’une action climatique plus ambitieuse, qui pourrait créer des possibilités d’investissement dans l’innovation. « Ces investissements généreraient de puissants bénéfices qui se répercuteraient sur tous les secteurs de la société et de l’économie, les rendant plus propres, plus sains et plus résistants » a-t-il dit.

    De son coté, Carolina Schmidt, ministre de l’Environnement du Chili qui a été officiellement nommée présidente de la COP ; a rappelé aux délégués que le travail devait être poursuivi à la COP25 et qu’ils pourraient ensuite être pris en compte dans les plans d’action nationaux pour le climat améliorés dans le cadre de l’initiative de l’Accord de Paris l’année prochaine. « Nous devons prendre des engagements nouveaux et plus ambitieux qui incluent tous les aspects de l’action climatique : atténuation, adaptation et moyens de mise en œuvre. Les contributions déterminées au niveau national sont le principal moyen de stimuler plus d’ambition », a-t-elle déclaré.

      Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a souligné l’importance des femmes dans l’action climatique. M. Sanchez a célébré la mémoire d’une scientifique américaine qui, en 1856, a été la première à identifier l’effet de réchauffement du CO2. « J’ai voulu commencer par évoquer le souvenir d’Eunice Foote pour deux raisons : premièrement, pour sauver sa mémoire, et celle de tant d’autres femmes scientifiques, de l’injustice de l’oubli. Deuxièmement, pour rappeler à tous qu’il y a longtemps que la science a commencé à nous mettre en garde contre les changements climatiques » a-t-il précisé.

      Ce double paradoxe est une invitation à la réflexion. Depuis tant de décennies, le progrès a été conçu sans impliquer la moitié de l’humanité, et en même temps, la notion de progrès n’a pas pris en compte les limites physiques qui rendent la vie humaine viable sur notre planète » a-t-il dit.

                                                                              Mohammed Drihem

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