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A vrai dire Le chômage, un fléau fatal !

Saoudi El Amalki

A l’aune de la nouvelle année qui advient en ce moment de recul sans précédent, de la place du pays sur l’échiquier planétaire, le chômage prend des tournures de plus en plus préoccupantes. Ce fléau de la société tend à proliférer aussi bien dans les rangs des citoyens à bas niveau d’instruction que chez les détenteurs de hauts diplômes. Il ne fait pas de doute que cet état alarmant suscite un réel émoi au sein des foyers, à tel point que le sentiment de dénégation de l’appartenance accuse un coup dur parmi une frange considérable de la Nation, toutes catégories confondues. A ce propos, des contingents de lauréats des grandes écoles se sentent fort lésés, frustrés voire indignés de ne pas pouvoir s’intégrer dans le marché de l’emploi, après avoir besogné de longues années, sans relâche.

Dans son récent rapport sur la migration, le haut commissariat au Plan révèle que le désir de quitter le territoire hante plus de la moitié des chômeurs. D’autant plus que le quart des personnes actives émet aussi le besoin d’aller voir ailleurs. Cette ardente envie d’émigrer harcèle nombre de régions notamment l’oriental qui devance le taux d’émigration, talonné de la zone du nord du royaume. Par ailleurs, il est à signaler que les aspects économiques représentent les principaux leitmotiv de l’intention de fuir le marasme du désœuvrement, en particulier chez les hommes qui émettent le plus le souhait de plier bagage, dans nul regret ni repentir. Il va sans dire également que le vieux continent constitue la destination de prédilection pour ces chercheurs de refuge à leur malheur, à plus de 80% , suivi de très loin de l’Amérique du nord à presque 9% et les pays du Golf à quelques 2,8% des fils du bercail, en quête de vie meilleure.

Ledit rapport de l’instance de planification indique que le rêve de l’émigration caresse plus particulièrement les compatriotes en niveau de secondaire et de supérieur à plus de 25%, alors que les citoyens en formation professionnelle ont plutôt atteint le seuil de 40%. En revanche, il n’est qu’à 12% de ceux qui n’ont pas été scolarisés. En fait, cette situation critique qui prend naissance dès les bas âges des concitoyens, serait de nature à interpeller fortement la politique publique nationale, à ce niveau. A cet effet, le chômage demeure le cheval de bataille pour un pays qui prétend se hisser dans la cour de l’émergence. Il ne parviendra à le faire que s’il fortifie l’éventail des unités de production et renforce les ressources des investissements, à même de créer plus de postes d’emploi et d’endiguer davantage le sentiment de rejet d’identité nationale qui s’accapare du cœur et de l’esprit de la plupart des désœuvrés.

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