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Le canular du régime algérien !

Les vagues humaines qui déferlaient dans les rues d’Alger ont fini par faire céder l’homme à la chaise roulante. Le camp du président craque sous la colère intense des émeutiers, dans tous les coins du pays. L’ancien natif d’Oujda rend le tablier, annonce sa propre abdication et, de facto, le report des présidentielles. Le peuple s’en exalte, dans la liesse collective. Mais, une fois l’hystérie populaire s’est apaisé, les manifestants reviennent sur terre, après un succinct voyage aux anges et réalisent les facéties du régime. Ses ténors, sournoisement reconduits aux centres de décision, sont amenés à assurer la continuité du système militariste, sous les décombres de l’ex putschiste du Front de Libération Nationale.

« C’est du bluff ! Avec ces nouvelles mesures fomentées, à hue et à dia, sans réelle rupture avec l’autocratie en place, on ne fait qu’induire la baume sur les yeux des néophytes », rétorquait un leader de l’opposition algérienne. Pour une certaine classe politique, l’ancien bourreau du président de l’après- révolution, ne fait que faire perdurer son règne et engouffrer le pays dans l’expectative. Son renoncement au perchoir velouté, dicté par la chaise de la dérision, n’est qu’imposture, en vue de décrisper les tensions et remettre d’aplomb les piliers du système absolutiste.

En fait, le pays du million de martyrs n’est pas au bout de ses peines. Le combat continue, de plus belle, pour instaurer les premiers maillons du processus démocratique, tout en veillant à la pérennisation de la stabilité. Les forces vives en sont conscientes et luttent, avec ténacité, pour une nation libre et prospère. Le peuple marocain qui a séculairement noué des rapports communs de solidarité et de communion avec son homologue algérien , ne saurait ne pas s’émouvoir de ce qui se passe, à seulement quelques mètres de leurs territoires mitoyens, mais arbitrairement verrouillés par le régime des galonnés algérois.

La transition à laquelle aspire le peuple est encore loin à atteindre, dans les circonstances actuelles, entachées de supercheries. L’épreuve est tellement délicate et controversée qu’on ne sait plus à quelle saint se vouer. D’une part, on se retire, tout en gardant les rênes de la manœuvre pour une durée non limitée. D’autre part, on met en selle les mêmes « Mohicans » pour retracer le scénario habituelle du statu quo. Toutefois, il convient de saluer l’aspect pacifique de toutes ces insurgions du peuple, sans risque de tomber dans une guerre civile préjudiciable. On ne peut alors qu’espérer d’autres tournures plus claires et libératrices pour le peuple algérien, en si lugubres situations !

Saoudi El Amalki

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