ActualitéMaroc

JOURNEE MONDIALE DE LA BIODIVERSITE : LE HCEFLC OTGANISE UN E CONFERENCE SCIENTIFIQUE SUR LA THEMATIQUE DE : « La Faune dans la région sahélo-saharienne : État de conservation des Antilopes Sahélo-Sahariennes, défis et opportunités »

 

A l’instar de la communauté internationale ; le HCEFLCD a célébré la Journée Internationale de la Biodiversité, placée cette année sous le thème : “Notre biodiversité, notre nourriture, notre santé” et ce, en organisant jeudi 23 mai 2019, une Conférence sur le thème « Faune dans la région sahélo-saharienne : État de conservation des Antilopes Sahélo-Sahariennes, défis et opportunités », animée par Dr Thomas Rabeil, Responsable des Programmes au Sahara Conservation Fund.

A noter au passage que l’objectif du thème choisi pour cette année est de mettre en exergue la multiplicité des services capitaux fournis par nos systèmes naturels pour l’existence et le bien-être de l’humanité sur Terre, tout en contribuant à d’autres objectifs de développement durable, notamment l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiquesla restauration des écosystèmesune eau plus propre et la faim « zéro ».

A cette occasion, le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) a dressé le bilan de ses réalisations en matière de conservation de la biodiversité dans le cadre de la mise en œuvre de son programme décennal 2015-2024.

Ainsi, il nous a été donné de relever qu’en matière de conservation de la diversité biologique, il est opportun de souligner que le HCEFLCD a mis en œuvre des plans d’actions nationaux pour les espèces menacées, faisant partie  des annexes de la Convention sur les espèces migratrices (CMS), de la Convention Internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore (CITES) ou de la liste rouge de l’UICN telles que : l’Ibis chauve, le Faucon d’Eléonore, l’Outarde Houbara, le Turnix d’Andalousie, le Balbuzard pêcheur, le Gypaète barbu, le Phoque moine, le Singe magot… ainsi que le plan d’action national des ongulés sauvages couvrant les sept espèces (Gazelle dorcas, Gazelle dama mhorr, Gazelle de cuvier, Addax, Oryx algazelle, Cerf de berberie et Mouflon à manchette).

Il faut rappeler notamment que le Royaume du Maroc est l’un des premiers signataires de la Convention sur la Diversité Biologique en 1992. Et qu’à partir de cette date le HCEFLCD a mis en place un certain nombre d’actions  dont:

  • la mise en œuvre du plan directeur des aires protégées concernant plus de 154 Sites d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE),
  • la création d’une dizaine de parcs nationaux,
  • l’inscription de 24 zones humides d’importance mondiale dans la liste Ramsar,
  • l’élaboration de plans d’aménagement et de gestion de dix parcs nationaux et certains SIBE,
  • le renforcement du cadre législatif par la promulgation et l’élaboration de la loi sur les aires protégées et la loi sur la commercialisation des espèces de faune sauvage menacées d’extinction et inscrites sur la liste CITES
  • la mise en œuvre des programmes de repeuplement et de réhabilitation d’espèces disparues comme la gazelle mhorr, l’autruche à cou rouge, l’addax et l’oryx algazelle.

En matière de conservation de la faune saharienne, il est à rappeler  que le Maroc est considéré comme un leader au niveau de la région sahélo-saharienne au vu des résultats atteints en matière de développement de stocks importants d’espèces menacées au niveau de 29 réserves de faune.

Aussi, il y’a lieu de souligner qu’à travers la mise en œuvre de la stratégie nationale de conservation des ongulés sauvages, qui couvre à la fois les populations sauvages et les captives selon une approche de conservation et de gestion du troupeau national de chaque espèce, de bons résultats ont pu être atteints durant le programme décennal 2005-2014, dont notamment pour :

  1. le maintien à l’état sauvage des populations de la Gazelles dorcas, de la gazelle de Cuvier et du mouflon à manchettes ainsi que la restauration de certains de leurs habitats. Les effectifs de la gazelle de cuvier dépassent aujourd’hui les 2500 individus,
  2. le Maroc dispose des plus grands stocks mondiaux des gazelles dorcas, des gazelles dama, des oryx et des addax répartis sur 29 enclos (la population captive de la gazelle dorcas dépasse les 4500 individus, 150 individus pour la gazelle dama),
  3. le lancement de programmes de lâcher dans la nature de la gazelle dorcas et de l’addax à Mhamid Lghizlane et du mouflon à manchettes à Beni Snassen.

En termes d’objectifs chiffrés à atteindre à l’horizon 2024, le HCEFLCD vise à inscrire 30 nouveaux sites Ramsar avec la sensibilisation de 500.000 personnes touchées par le programme d’animation des zones humides/an et la mise en œuvre de 60 Plans d’aménagement et de gestion des zones humides prioritaires. Il vise aussi le développement de 4 chaines de valeurs durables développées au niveau des zones humides par le birdwatching, la pêche artisanale, l’aquaculture intégrée et l’initialisation d’une nouvelle phase de réintroduction de ces espèces dans leur aire de répartition historique accompagné des actions de sensibilisation et de suivi scientifique.

 

Cette manifestation, à laquelle ont participé les Départements Ministériels concernés, les Organisations Internationales, les ONG actives dans le domaine de la biodiversité et les Institutions de l’enseignement et de la recherche, a été une occasion pour annoncer l’intégration officielle de 12 nouvelles zones humides marocaines sur la liste d’Importance Internationale de la Convention Ramsar  et débattre autour de la gestion durable de la faune sahélo-saharienne avec une conférence sur le thème : « La Faune dans la région sahélo-saharienne : État de conservation des Antilopes Sahélo-Sahariennes, défis et opportunités ».

Lors de cet événement, Abdeladim LHAFI , Haut-Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification a remis les certificats de classification sur la liste des zones humides d’importance internationale de 12 nouveaux sites portant le nombre total des sites Ramsar du Maroc à 38 sites. Cette distinction traduit l’attention que porte la communauté internationale aux valeurs de ces sites, à savoir :

  • Lacs d’Imouzzer du Kandar
  • Lagune et barrage de Smir
  • Oued Tizguite
  • Littoral de Jbel Moussa
  • Oued Assaquia Al Hamra à La’youne
  • Assifs Ahançal-Melloul
  • Assifs Réghaya-Aït Mizane
  • Côte des Bokkoyas
  • Assif Mgoun
  • Côte Aftissate-Boujdour
  • Cap Ghir-Imsouane
  • Haut Oued Lakhdar

Ce classement précise-t-on, est le résultat de la collaboration entre Le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la lutte contre la Désertification, le WWF Afrique du Nord et les experts de l’Institut Scientifique de Rabat et de GREPOM/Birdlife Maroc.

                                                                                ABOU ZOUHEIR

 

Comment here