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Le covid-19…pour quand la fin ?

Invisible, contagieux, mortel et presque indestructible, telles sont les caractéristiques du nouveau virus, dit Covid-19. Un Virus qui a causé jusqu’à présent des milliers de décès (+100.000), des milliers de cas confirmés (+1621000) et déstabilisé quasiment l’activité humaine, allant jusqu’à la fermeture des frontières, des villes et un confinement obligatoire pour limiter ses dégâts.

Un ennemi redoutable qui n’épargne pas et semble devenir un danger menaçant à chaque seconde. A cet égard, les efforts des spécialistes de virologie et bactériologie à l’échelle mondiale travaillent jour et nuit pour déterminer d’une part la nature de ce virus et par la suite trouver un traitement efficace pour l’anéantir. Un vrai challenge voire une course contre la montre pour mettre fin à ce cauchemar qui semble s’étendre pour une durée indéterminée tant que le virus persiste et que les lueurs d’un traitement définitif tâtonnent toujours. Ainsi, dans cette glose perpétuelle, plusieurs questions se posent tant sur l’origine, la nature et finalement la situation de l’économie mondiale et régionale après la pandémie.

En effet, le monde entier est sous pression face à cette crise jamais vécue dans l’histoire humaine et dont l’impact a commencé à se faire ressentir sur tous les plans, économique, politique et sociétal. Dès lors, on se demande sur l’ordre international de l’après crise et comment les pays vont réagir, chacun de son côté et selon le degré des dégâts de la pandémie, pour relancer son économie et rétablir l’ordre normal des choses. Quelles seront les nouvelles normes des échanges commerciaux tant à l’échelle locale, régionale et continentale ? Quels seront les changements au niveau des comportements des individus, surtout que le confinement a démontré qu’on pourrait se passer de plusieurs modalités et agissements de consommation ? Est-ce que cet état de solidarité et de collectivisme va rester après la crise ou il y aura un retour à l’hypocrisie et l’individualisme ? Quelle leçon doit-on tirer de cette pandémie ? Quelles seront les nouvelles stratégies politiques, économiques et sociales dans un nouvel ordre mondial après le scénario vécu ?

L’autre question concerne le virus lui-même, qui reste jusqu’à présent indéfini en dépit des hypothèses fournies par les scientifiques sur son éventuelle origine. S’agirait-il réellement d’un virus de la famille des Sars-Cov-2, déjà détecté en Chine ou s’agirait-il de quelque chose de surnaturel? La réponse à cette question pertinente ne peut être donnée tant que l’on continue à ignorer la nature de ce virus d’une part et que les explications ainsi que les versions fournies par les experts ne sont pas claires d’une autre part.

Dans cette attente d’une découverte d’un vaccin efficace contre le Covid-19, le confinement reste une meilleure mesure sanitaire pour limiter les dégâts et contrecarrer la propagation du virus et qui doit être accompagnée par des gestes de solidarité à l’égard des couches sociales défavorisées. Une solidarité qui doit aussi être placée au centre des visions des dirigeants politiques pour diminuer l’écart entre pays pauvres et pays riches et réfléchir sérieusement sur un nouvel modèle économique basé sur une vision continentale. Certes, la pandémie sera une occasion pour se pencher sur les modalités de fonctionnement de la nouvelle société comme le souligne bien Abdellatif Fekkak, Professeur universitaire, chercheur et conférencier international et Président de la Fédération Mondiale de la Diversité des Euro-Africains (FMDEA).

Ainsi, dans son analyse sociologique du post-Corona dans le monde et en Afrique, le Professeur prévoit une convergence vers la société à risque qui va booster systématiquement la société paradoxale (mi- moderne, mi- traditionnelle), qui à son tour s’est métamorphosée en société numérique puis énergétique pour finir par devenir climatique sous l’emprise de la mondialisation. Toujours dans le même contexte, le Professeur met en évidence l’échec du concept de la sécurité et de la protection du marché ouvert à la concurrence et sa substitution par un nouveau modèle économique basé sur le risque et la dérégulation de l’économie. C’est au fait une occasion pour rompre avec des clichés qui opposent l’Etat à l’entreprise, la gestion publique à la gestion privée, la bureaucratie au dynamisme et autre formes classiques de pensée.

C’est donc une trajectoire de ce qui a été fait au niveau de la politique sanitaire mondiale, locale au Maroc et en Afrique et de ce qui se fait aujourd’hui avec des décisions politiques du choix d’une thérapeutique-politique médicale  face aux conséquences des scénarii post-coronavirus en 2020/ 2030. C’est une véritable thérapie de choc pour certains pays qui retiennent le choc rapide de la propagation du covid 19, mais de thérapie.

Faut-il rappeler à toutes fins utiles que la médecine comme discipline médico-sociale n’a pas une obligation de résultats juridiques et que les médecins échappent à leur responsabilité dite ‘’scientifique’’ par une obligation de moyens juridiques. En d’autres termes, la médicine soigne, mais ne guérit pas en termes juridiques dans les Etats de droit. Moralité de l’histoire de discipline qui n’est pas théoriquement une science, mais un art de l’empirisme : ‘’on peut mourir, mais être parfaitement soigné’’.

A ce titre, l’histoire de la clinique feu Pr Michel Foucault (Collège de France) nous démontre que la mort clinique d’une médecine de masse, devient une médicine de classe parce que « ouvrir un cadavre dans les hôpitaux publics, c’est ouvrir un livre » dit-il,

Grâce à la pratique de l’étiologie et aux biopsies, ‘’la mort des patients par le covid 19’’ est de facto et de jure. C’est l’échec de la médecine qui s’est avérée incapable d’anticiper les mesures préventives et encore moins curatives des nouvelles maladies dans les nouvelles sociétés à risque politique, à risque médical et à risque religieux sur fond du terrorisme international.

A cet égard, à la différence de la médecine légale, la spécialité de la médecine est de déterminer les causes et les effets des lésions d’une victime. En l’occurrence les causes de décès, liées à l’activité dont le principal support est l’autopsie, à la vraisemblance de la  thanatologique qui, est l’analyse des différents aspects (biologiques, sociologiques, médico-légaux) de la mort. Par contre, la recherche fondamentale en étiologie permet de transformer l’échec de la médecine face à la mort clinique en une réussite par les découvertes de la prévention et des thérapies biochimiques.

Moralité de l’histoire face aux ravages et massacre de la population sans défense immunitaire par la coronavirus : Conseiller aux acteurs politiques le choix ferme, sans réserve du doute cartésien des théoriciens biochimistes, les Conseils de veille médicale qui, sont couverts par l’Etat de Droit de la médecine‘’ les obligations des moyens’’, jouent sur le rôle du médicament ‘’ placebo politique’’ à la fois pour les victimes de coronavirus et pour les acteurs politiques de nombreux pays.

Ce n’est plus de markéting de vendre leur thérapie politique, mais ‘’du markéting médical’’ qui s’exporte bien en Afrique et en France avec le retournement à 180° degré du choix de l’empirie à la dernière minutes pour la prescription de l’hydroxy-chloroquine pour les patients du coronavirus.

C’est un véritable débat épistémologique qui devient un véritable débat de société sur l’empirie des médicaments avec des résultats des praticiens des micro-biochimistes (Pr Didier Raoult, c’est le résultat qui compte), théoricien des sciences médicales (à la recherche des théories vérifiables en laboratoire sans écart entre les protocoles expérimentaux des objectifs thérapeutiques et la réalité théorique des résultats).

Mohamed Laghouizi

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