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La gestion du phénomène Covid-19 et sa propulsion dans le monde

Aujourd’hui, l’opinion mondiale est concentrée sur la pandémie du Covid-19. Ce phénomène, apparue en Chine et plus précisément à Wuhan, n’a pas été pris comme il le fallait pour éviter sa propagation et les risques qui l’entourent.

En effet, la pandémie aurait du être évitée de justesse si les Responsables gouvernementaux avaient pris au sérieux l’intensité de l’épidémie en Chine, évitant que d’autres continents soient touchés par ce virus meurtrier et irréversible.

Force est de constater aujourd’hui, et après deux mois de confinement et d’isolement, l’incapacité des responsables politiques de donner des réponses concrètes aux questions de leurs populations d’une part et celle d’arriver à un prototype de vaccin définitif contre ce virus par les spécialistes d’une autre part. Pire encore, les dangers de ce virus ne font que prendre de l’élan et on vit désormais dans un cauchemar sans fin. A cet égard, les USA, première puissance mondiale, est actuellement en tête des continents frappés par la pandémie et a des difficultés pour contrecarrer la propagation du virus. Ainsi et faute d’une gestion anticipée et la prise des mesures drastiques, le Président des USA s’attaque à l’Organisation Mondiale de la Santé. Il va jusqu’à l’accuser d’être responsable de ce qui se passe et menace de suspendre les cotisations américaines. Loin de l’Amérique, l’Europe est paralysée et continue à occuper la 2éme place malgré quelques lueurs d’espoirs au niveau de la baisse des morts, des cas testés positifs au virus et de ceux sous surveillance. Cette situation est due entre autre à une sorte d’une sous estimation du risque de la propagation rapide du virus.

Il est clair que la lecture du bilan de l’épidémie en Chine ne fut pas prise en compte et que le risque d’une pandémie était exclu, lorsque cette dernière était en chemin sans qu’aucune mesure de sécurité ne soit prise. Cette négligence est un facteur que nous devons dorénavant substituer par vigilance et calcul de risque éventuel, voire probable pour faire face à n’importe quel fléau menaçant et susceptible de déstabiliser l’ordre mondial.

D’ailleurs, ce fut l’objet d’une conférence animée par Bill Gates qui s’est exprimé sur la possibilité d’une pandémie dont la cause principale serait un virus, invisible et transmissible sans aucun signe apparent. A cet égard, il s’est posé la question sur les mesures d’urgences à prendre dans une telle situation.

La question qui reste donc posée : est-ce que les pays sont prêts à faire face à de tels fléaux ? Comment les gouvernements doivent-ils réagir au cas où la pandémie persiste ? A-t-on préparé les citoyens pour mieux s’adapter à de telles situations de crise avec toutefois toutes les mesures qu’elles engendrent ? A-t-on finalement compris la différence en les deux notions « risque » et « danger » ?

La culture du risque doit ainsi faire part dans la gestion politique des prochains gouvernements afin de faire face à des crises éventuelles, qu’elles soient d’ordre naturel (tremblement de terre, intempéries, etc.), d’ordre économique (crise énergétique, inflation, pénurie, etc.) ou d’ordre sanitaire (Ebola, du Sida, fièvre jaune, paludisme, etc.) puisque la tendance, après cette crise sans équivoque, serait de prévoir les risques éventuels et non pas suivre l’évolution du phénomène. Ces prévisions du risque sont d’ailleurs préconisées par les économistes avant qu’elles soient l’objet de la sociologie moderne. C’est ce qui rend au fait l’étude d’un projet plus logique et plus fiable si bien pour l’investisseur privé que public. Le calcul du risque de l’échec d’un tel ou tel projet est souvent pris en considération par les spécialistes, lorsqu’au niveau des épidémies, le risque est souvent remplacé par conséquence immédiate ou prévisible. Il est temps d’intégrer la gouvernance des risques tout adoptant deux approches de cette dernière : la première au niveau  technologique qui consiste à identifier à l’avance les éléments de risque, à l’aide de la technologie scientifique, et concevoir des dispositifs de sécurité appropriés. Quant la deuxième, c’est une approche culturelle qui révèle que notre reconnaissance des risques est étroitement liée à notre culture. Ainsi, l’établissement d’une « culture de la sécurité » s’avère indispensable.

Mohamed Laghouizi

 

 

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