Dossier

Polémique sur le maintien des frais de scolarité de la Mission française

“Madame, Monsieur, la crise sanitaire est mondiale et fragilise le réseau auquel nous sommes tous attachés. Une mobilisation de toutes les énergies et de toutes les bonnes volontés nous permettra de surmonter cette crise et d’assurer la pérennité de nos écoles, de nos collèges et de notre lycée”. Ces mots sont ceux de Claude Thoinet, proviseur de lycée Lyautey, qui a adressé un courrier à l’ensemble des parents d’élèves inscrits à la Mission française.

Cette dernière, comme beaucoup d’entreprises ou institutions, tente tant bien que mal de limiter les dégâts collatéraux provoqués par le coronavirus. Il faut dire que le maintien des frais de scolarité du troisième trimestre pour les établissements de l’AEFE donne du fil à retordre aux parents d’élèves, notamment ceux étant le plus en difficultés. Si d’un côté, Claude Thoinet explique que “la plupart des services restent opérationnels” et qu’une charge considérable de travail, générée par la réorganisation des examens” a été mise en place, de l’autre, les parents d’élèves parlent d’une véritable “aberration”.

“Le gouvernement français a mis en place des fonds d’aide, pourquoi l’enseignement du français à l’étranger n’est-il pas concerné ?” se demande une mère, membre de l’UCPE dans un groupe WhatsApp. Elle réclame simplement “un geste” de l’AEFE, étant donné que les enfants ne vont plus à l’école et que l’enseignement à distance reste quelque chose de “très limité”. Dans l’entretien quelle a accordé aux Inspirations Eco (numéro 2591), l’ambassadrice de France à Rabat a annoncé des mesures spécifiques d’aide à la scolarité pour les familles en difficulté. Elle évoque des “dispositions d’échelonnement des paiements”.

Des paroles encore insuffisantes pour rassurer les associations. Et les enfants dans tout cela ? Ils subissent le stress des parents, restent les plus confinés et développent encore plus leur dépendance aux écrans. Une situation qui devrait constituer une énième circonstance atténuante pour ménager le portefeuille des parents.

 

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