Économie

UpM et le COVID-19 Plus de 100 entités ont été réunies par l’UpM pour définir l’avenir de l’économie bleue en Méditerranée

Compte tenu des conséquences de la pandémie du COVID-19, plus de 100 experts et représentants d’organisations internationales ont participé à une consultation en ligne de l’Union pour la Méditerranée (UpM) au sujet de l’avenir de l’économie bleue dans la région méditerranéenne et lors de laquelle ils ont formulé près de 350 recommandations dans des secteurs clés tels, la gouvernance, la pêche, l’aquaculture, le tourisme, les énergies renouvelables, les déchets marins, les emplois bleus, la sécurité et la surveillance..

Leurs contributions ; précise un communiqué de l’UpM parvenu à la rédaction, serviront à préparer la prochaine réunion des ministres de l’UpM en charge de l’économie bleue, prévue en 2020.

Selon ce communiqué ; la Méditerranée est dans une situation alarmante, victime d’un réchauffement 20 % plus rapide que la moyenne mondiale, selon le premier rapport scientifique sur l’impact du changement climatique et environnemental en Méditerranée développé par MedECC, avec le soutien de l’UpM. On estime qu’environ 15 méga-villes portuaires risquent d’être inondées, à moins que d’autres mesures d’adaptation ne soient prises. Le transport maritime fait partie des secteurs les plus importants de l’économie bleue en Méditerranée, tant en termes de croissance que d’emploi. Pourtant, il représente 10 % de la pollution marine et 3 % des émissions de polluants atmosphériques. Environ 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversés dans l’océan chaque année, mais les plastiques à usage unique font un retour massif en cette crise du COVID-19. Pour faire face à tous ces défis, l’UpM, avec sa Co-Présidence, a mené en mars 2020 la consultation virtuelle cité plus haut à travers la plateforme participative « Med Blue Economy Platform ».

Cette consultation ajoute-t-on ; a été structurée autour de thèmes prioritaires identifiés avec les États membres de l’UpM, allant de la gouvernance maritime à l’emploi, en passant par l’alimentation durable, le tourisme, le transport maritime, l’adaptation au changement climatique, le développement des compétences bleues et enfin par l’emploi. Une centaine d’entités – comprenant des centres de recherche, universités, administrations publiques, le secteur privé, organisations internationales et non gouvernementales – ont soumis plus de 350 recommandations substantielles, dans le cadre du processus de préparation de la 2ème réunion ministérielle de l’UpM sur l’économie bleue, prévue en 2020.

Cette consultation en ligne précise-t-on ; a identifié les besoins urgents d’assistance technique pour les pays méditerranéens. On y retrouve notamment la numérisation, la mise en place d’une économie circulaire et l’application de financements durables. Le COVID-19 a temporairement maintenu à quai les bateaux de recherche scientifique, mais sans données scientifiques méditerranéennes à jour, il sera difficile de préserver les écosystèmes marins et d’étudier l’impact des déchets plastiques.

Elle a également souligné que la région méditerranéenne est l’une des principales destinations touristiques du monde, accueillant chaque année près de 300 millions de touristes. Représentant le premier secteur de l’économie bleue pour le revenu et la création d’emplois dans le bassin, le tourisme est également un moteur pour l’entrepreneuriat chez les jeunes et la croissance des PME. Jusqu’à présent, ce secteur est l’un des plus touchés par le COVID-19, et, lors de la consultation, la thématique des nouvelles normes de distanciation sociale a été soulevée. Plus que jamais, les pays de l’UpM devront positionner la Méditerranée comme une destination touristique véritablement « verte », pour continuer à permettre la croissance durable du secteur.

Selon Isidro González, Secrétaire Général adjoint de l’UpM pour l’Eau et l’Environnement : « La pandémie du COVID-19 exige une approche synchronisée et coordonnée pour trouver des réponses communes, afin d’assurer la résilience et minimiser les impacts socio-économiques sur la région. Le succès de la consultation montre une grande volonté de la communauté de l’économie bleue de renforcer davantage son potentiel en tant que réseau méditerranéen, contribuer à la préparation et à la mise en œuvre du programme et du portfolio d’activités de l’UpM pour l’après 2020. »

La consultation dynamique et rapide qui a été menée, est le fruit de la collaboration continue entre la Co-Présidence de l’UpM, le Secrétariat de l’UpM, ses États membres et la communauté d’experts faisant du dossier de l’économie bleue un exemple de bonne pratique pour le traitement des questions régionales.

A noter enfin que ; Vingt-cinq ans après le lancement du processus de Barcelone, une approche régionale Euro-Méditerranéenne est plus que jamais pertinente pour relever les défis de l’économie bleue. Les participants ont salué la plateforme participative Med Blue Economy Platform gérée par l’UpM et appelé à la renforcer davantage. Ils proposent d’inclure et faciliter les contacts entre les réseaux éducatifs existants, de favoriser l’échange d’informations, y compris les outils pédagogiques, et de servir d’interface pour les programmes de mobilité de l’économie bleue.

                                                                                 Mohammed Drihem

                                                                           

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