Culture

Le Covid-19 et le sort de la culture

Depuis la parution de la pandémie du covid-19, la pensée humaine s’est trouvée emprisonnée par les conséquences de ce mal dont on continue à chercher si bien les origines que les solutions pour le stopper et l’anéantir. Un virus qui a paralysé toute l’activité humaine dont la culture occupe une grande place.

En effet, depuis le mois de décembre 2019, les premiers signes d’une pandémie globale ont été révélées par des scientifiques et des reporters d’une manière temporaire pour se confirmer officiellement à partir du mois de février 2020, donnant lieu après à une fermeture des frontières et à un confinement des populations un peu partout dans le monde. Cette situation de repli a donc été suivi par une sorte de paralyse de toutes les activités culturelles et sportives qui exigent une présence du public d’une part et un contact physique des acteurs qui l’animent d’une autre part.

 

Ainsi, festivals, concerts, tournage des films, séminaires et autres activités liées se sont reculées ou remportées à cause du Covid-19. Ces activités qui constituent pour les hommes un moyen de divertissement et de soulagement du stress causé par une vie professionnelle et un quotidien parfois amer, dont on veut se débarrasser à tout pris pour un moment, en plus de l’espace de rencontre et d’élargissement des connaissances si bien individuelles que sociétales. Cette échappatoire qui a toujours aidé les hommes à rebondir et aller à l’avant dans leur créativité est désormais remise en question à cause de cette nouvelle vague noire dont on ne connaît pas la fin. Serait-ce après un déconfinement, sur lequel on patauge toujours, que cette dynamique va reprendre son cours normal ou faudrait-il attendre encore quelques temps étant donné les risques qui continueraient à menacer notre vie ?

Certes, la question de reprendre le cycle normal de la vie est au centre des discussions gouvernementales qui prévoient un déconfinement progressif sous des mesures strictes comme la distanciation, le port du masque et l’interdiction des regroupements des personnes. C’est en effet un assouplissement des lois des états d’urgence sanitaires adoptés pour limiter la propagation du virus et dont les résultats ne sont pas très rassurants tant que le vaccin magique n’a pas encore vu le jour malgré le travail acharné de plusieurs équipes scientifiques spécialisées un peu partout sur le globe. Ce qui donc nous permet de dire que l’humanité continuera pour un bout de temps à vivre dans l’incertitude, la panique et finalement le malaise. Tous des facteurs qui contribueront sans doute à affaiblir cet état créatif et imaginaire dont l’homme jouit et qui fait sa suprématie voire son prestige par rapport à toutes les espèces qui l’entourent.

Dans cette attente, de nombreuses questions se posent sur les modalités des comportements à adopter et sur le sort des activités culturelles dont l’apport éducatif et communicatif est d’une extrême importance pour notre vie sociale, politique voire économique. C’est tout un circuit qui réunit plusieurs intervenants et opérateurs, chacun selon sa spécialité et dont l’œuvre reste inédite à tous les points de vue. C’est un paradoxe qui aura un impact lourd sur la vision de la future génération, surtout que cette dernière est sous l’emprise de l’internet et des moyens de communication. Une génération qui s’oriente de plus en plus vers la simplicité offerte par cette révolution technologique qui ne fait qu’aliéner l’être et le plonger dans un individualisme et une réclusion sans équivoque, malgré le fait de cette extension des réseaux sociaux, devenus une menace pour les gouvernements. C’est d’ailleurs ce qui a été analysé avec soin par les sociologues et les professionnels de l’éducation un peu partout dans le monde pour arriver à un constat commun : l’apprentissage des enfants est caractérisé par un faible niveau à cause de l’usage excessif de l’internet et des Smartphones. Ceci dit, dans cet état de confinement et de fermeture des écoles, tous les niveaux confondus, on est en droit de se poser cette question : comment une formation à distance peut-elle substituer le rôle de la classe ? Quels seraient ses aboutissements au niveau des pays ? Est-ce que dans notre pays, cette mesure « d’urgence » peut permettre l’évaluation des niveaux des élèves et donner lieu à des examens ? Quels seront les nouveaux critères pour la relance du système éducatif dans notre pays après le post Coronavirus ?

C’est certes aux décideurs politiques de trouver des alternatives immédiates pour déconfiner les populations, tout en prenant en considération l’impact psychique, socioéconomique et culturel de la pandémie du Covid-19.

Mohamed Laghouizi

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