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COVID-19 : LA NATURE REPREND SES DROITS ET LE SINGE MAGOT RETROUVE SA VIE SAUVAGE LOIN DE L’HOMME EN CONFINEMENT  

Avec ce confinement des Humains et les dernières précipitations  printanières qui se sont abattues sur les Forêts du Moyen Atlas en général et de la Province d’Ifrane en particulier et qui se sont avérées deux conditions sine qua non pour la résilience des écosystèmes forestiers de la région en cette belle saison de printemps, il nous a été donné de constater ; qu’avec une température très favorable qui  permet  l’activation et le développement phrénologique de toute la communauté végétale qu’elle soit herbacée ou forestière ; il y’a eu  un changement remarquable dans la physionomie et les faciès des différents paysages forestiers aussi bien au niveau des zones de mise en défend installées par le département des Eaux et Forêts qu’au niveau des espaces ouverts au public.

Lahcen Ouqanou : Cadre au parc national d’Ifrane responsable de l’écotourisme

et de la conservation de la biodiversité

Ces changements ont été observés non seulement au niveau du couvert forestier mais aussi au niveau des sols dont l’architecture a connu une nette amélioration physico-chimique qui a permis le développement d’un certain nombre de plantes herbacées qui constituent une source d’alimentation pour beaucoup d’espèces faunistiques tels le sanglier et le singe magot et présentent ainsi un tapis herbacé verdoyant avec une fluorescence colorée .

A propos du Singe justement, tous les Marocains et touristes étrangers amateurs de la Nature connaissent certainement ces populations de singes Magots qui ont oublié leur vie sauvage en vivant de la mendicité quémandant  de la nourriture à nous autres les humains dans la cédraie du Moyen Atlas en général et au niveau des sites touristiques du Cèdre Gouraud et de Moudmane dans la province d’Ifrane en particulier où on a commis l’erreur d’avoir rendus ces primates dépendants de l’homme sur les bords de route – comme c’est le cas d’ailleurs pour la chien de l’Atlas (Aïdi) – et ce ; pour la seule distraction des êtres humains et de leur progéniture, alors qu’il s’agit d’une espèce protégée dont il convient de respecter la liberté au sein de son propre habitat squatté par l’homme, son cheptel ovins et ses chiens.

Maintenant que nous avons détruit leur habitat et milieu de vie, que les moutons ont des droits prééminents sur la vie sauvage et que ces singes sont devenus des commensaux de l’homme, nous avons le devoir de les secourir en gardant nos distances et sans demander qu’ils nous amusent en échange après cette période de confinement sachant que « La cédraie n’est pas un cirque et que la forêt de cèdres était à l’origine la maison des singes Magots et pas la nôtre !

My Driss Hachimi : Vice-Président de l’AESVT section d’Ifrane

Selon les connaisseurs que nous avons interviewé (Voir Vidéo) ;   « le nourrissage des singes ne peut qu’altérer la structure naturelle de leur groupe, changer négativement leur cycle de vie et perturber leur rôle écologique au sein de leur biotope naturel » pour cela ; un appel est lancé en ces temps de confinement des humains qui a permis à la nature de reprendre ses droits et a obligé les groupes de singes de retrouver leur habitat naturel, de retrouver leur structure organisationnelle de groupe, de s’appuyer sur leur instinct primitif naturel pour se nourrir de la nature. qui leur procure l’épanouissement, l’immunité et la santé :

« Profitons du retour du macaque dans la nature pour le pousser à y rester. SVP NE LE NOURRISSONS PLUS. Admirons-le dans son propre habitat naturel et sachez que pour un singe, le pousser à nous imiter ne le chante pas, au contraire, il le déséquilibre sans qu’il en soit conscient »

Originaire du Maroc ; le Singe Magot se trouve dans différents zones de l’Atlas marocains et particulièrement dans les forêts de cèdres du Moyen-Atlas central qui abrite 70% de l’effectif total du Maroc notamment au sein du Parc National d’Ifrane où ces populations se trouvent cantonnées dans les cédraies de Sidi M’Guild, d’Ifrane, d’Azrou, de Michlifen, et dans les chênaies vertes d’Ain Leuh. On le trouve aussi dans les massifs forestiers du Rif  où vit une petite population de quelque 400 à 500 individus, dans les forêts de cèdre et de chêne vert de Taffert dans le Moyen Atlas oriental, dans le Haut Atlas oriental où quelque 1.000 individus vivent en petits groupes isolés et dans les régions respectives d’Azilal, d’Oued-el-Abid, des gorges d’Ahansel et d’Akhacham, des cascades d’Ouzoud et dans la vallée d’Ourika, qui fait partie du Parc national de Toubkal.

Selon des spécialistes, le climat de ces différentes régions connues par un été chaud et sec et un hiver froid et enneigé constitue une exception pour les singes puisque la plupart des espèces vivent dans des zones à climat chaud alors que les singes magots présentent des adaptations importantes aux variations climatiques caractérisées par une fourrure à poil d’été court et poil d’hiver long et changement de poil au printemps, absence de queue longue (2cm, diminution de la surface corporelle exposée au froid) et le rythme de reproduction strictement saisonnier.

                                                                              Mohammed Drihem

 

 

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