Économie

15ème E-conférence : LE SECTEUR MINIER AFRICAIN : La gouvernance multidimensionnelle au service de l’inclusion et de l’intégration  

Dans la série de ses e-conférences hebdomadaires ; Phosphate Research Network (PhoResNet) qui rassemble des scientifiques et des professionnels nationaux et internationaux impliqués dans l’industrie des phosphates en partenariat avec l’Université Mohammed VI polytechnique de Benguerir a organisé Lundi 08 juin 2020 la 15ème E-conférence sous le thème : « Le secteur Minier Africain : La gouvernance multidimensionnelle au service de l’inclusion et de l’intégration »

Lors de cette visioconférence marquée par la participation de Mme Amina Benkhadra directrice générale de L’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et de Mr Ahmed Tidiane Souaré ex-premier ministre de la Guinée-Conakry entre autres personnalités distinguées dans le secteur minier africain ; le Secretaire général de l’ONHYM et membre du CESE a fait une communication traitant de la thématique « Secteur minier africain ; La Gouvernance multidimensionnelle au service de l’inclusion et de l’intégration ».

Pour le conférencier, les ressources du sous-sol procurent un net avantage comparatif pour le continent africain qui dispose de 12% des réserves mondiales de pétrole , 42% de celles de l’or , plus de 60% des gisements des minerais du groupe des platinoïdes ; 60% des réserves mondiales de phosphate  et 82% du manganèse entre autres richesses minières.

Pour lui ; cet avantage comparatif doit tenir compte des évolutions futures sachant que selon les travaux de la Banque Africaine de développement et selon le rapport sur les capacités en Afriques (RICA) : La population de l’Afrique atteindra 2,7 milliards d’habitants en 2060 contre un milliard en 2010, le taux d’urbanisation passera de 40% en 2010 à 50% en 2030 et à 65% en 2060 mettant ainsi l’accès aux services de bases sous pression, l’espérance de vie moyenne devrait atteindre 70 ans en 2060 contre 56 ans en 2010.

Aussi avait-il ajouté, faire face à ces changements structurels et endiguer la pauvreté dans le continent nécessite une croissante soutenue de 7% ; objectif sur le long terme qui ne pourra se réaliser que si le continent procède à la révision de son modèle de développement.

A noter aussi qu’en dépit de son grand potentiel, le continent africain reste également celui des paradoxes, avec dans plusieurs pays un faible impact de l’industrie minière sur le développement humain.

Pour permettre aux ressources minérales de contribuer pleinement dans le développement du continent et atténuer l’impact négatif des constats susmentionnés, les actions devraient porter sur les axes suivants :

  • La diversification de la production minière.
  • La nécessité d’augmenter les investissements qui dépendent des cadres miniers et des incitations fiscales propres à chaque pays. Le meilleur schéma étant celui d’une harmonisation régionale pour faciliter la complémentarité.
  • L’importance de cibler la maturité du secteur minier africain en agissant sur la gouvernance, le développement du capital humain national, des filières et des responsabilités socio-environnementales. Le cas particulier du modèle marocain pourrait servir d’exemple dans ce sens.
  • Le rôle primordial de la gouvernance multidimensionnelle, à la fois contraignante et volontaire, et de l’identification des rôles entre l’Etat, les opérateurs miniers, la société civile et les chambres des mines.
  • L’intégration africaine pour stimuler les échanges intra-africains.

         

                                                                      Mohammed Drihem

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