Environnement

METEOROLOGIE : DES PLUIES ET CHUTES DE NEIGE ATTENDUES AU MAROC LE WEEK-END DU 05-07 FEVRIER 2021 PROCHAIN.  

Sous l’influence d’un flux atlantique d’origine polaire froid à très froid suivi de plusieurs dépressions prévues au Maroc en ce mois de février 2021 exceptionnel et qui sont en train de se rapprocher du littoral marocain, le temps sera perturbé et agité dès vendredi 05 février ou le Royaume sera au rendez-vous avec le retour des pluies qui vont toucher cette fois en premier temps les villes du Sahara Marocaine telle que la ville de Tiznit et Agadir, avant de s’étendre au nord en rapportant des quantités très importantes de neiges notamment à Ifrane qui sera au rendez-vous dès Vendredi 05 Février 2021 avec de fortes rafales de vent et quelques averses matinales suivies, dans l’après-midi et le soir, par un ciel très nuageux avec de courtes éclaircies et des averses de pluie et neige mêlée

Pour en savoir plus sur ce flux atlantique d’origine polaire froid à très froid tant attendu dans notre pays, nous avons contacté Pr Mohammed Benabbou Ingénieur en génie environnement lauréat de l’école polytechnique de Montréal (canada), licencié en sciences physique de l’université Moulay Ismail de Meknès, président de l’association Maroc des amis de l’environnement, expert en climat  et Développement Durable, formateur agréé au sein de green peace et consultant d’expertise climat au sein du mouvement Youth for climate Morocco qui a bien voulu répondre à nos questions – Interview –

Question : Qu’en est-il de cette Dépression attendue au Maroc pour le 4 février 2021?

Réponse : Plusieurs modèles métrologiques confirment l’arrivée d’une vague de froid pour la deuxième semaine du mois de février 2021, mais nous serons obligés de le rappeler qu’on doit avoir le maximum d’informations que nous donnent les meilleurs model climatique dans ce type de prévisions climatiques, une tendance n’est pas comme une prévision à court terme, puisque dans une prévision pour demain ou après-midi, nous allons prévoir le risque de pluie sur une telle ville marocaine avec une estimation de cumul des précipitations et les quantités des neiges prévues même avec leur profondeur estimatif , même la température exacte et la rafale de vent, mais dans une tendance à long terme, ce type de paramètre est impossible à prévoir.

Depuis quelques temps, nous évoquons un mois de février très ouvert avec possiblement le retour d’un temps hivernal , actuellement, le temps est plus proche des moyennes printanière qu’hivernales avec une douceur importante puisque nous avons enregistré des températures hors de la normale aux villes de Tantan, Tiznit, Guelmim, Essaouira… et nous sommes donc loin de “l’écrasement du vortex polaire” comme était annoncé par certains médias, pour autant, nous de notre côté, nous surveillons le mois de février 2021, sans certitude bien entendu mais avec certaines hypothèses.

Cela commence déjà à apparaître sur les modèles à moyen terme, c’est une configuration propice à la mise en place d’un flux atlantique d’origine polaire froid à très froid mais cette première phase ne sera pas suffisante, Il s’agit seulement du grain de sel qui vient enrayer la machine à douceur qui s’est installée en cette fin de mois de janvier 2021 et qui devrait se poursuivre les premiers jours de février et précisément jusqu’au 4 Février 2021.

Nous nous attendons à plusieurs tentatives hivernales durant le mois, elles ne marcheront sans doute pas toutes mais nous misons sur le fait qu’une tentative finira par fonctionner avec à la clef un temps très froid et un risque de neige en montagnes de l’Atlas et du Rif, ça sera très difficile de voire impossible d’être plus précis à l’heure actuelle mais les dernières actualisations confirment que ce mois de février ouvre les portes au général hiver et ca sera un hiver exceptionnel.

Question : Pourquoi dites-vous que si cela arrive effectivement le pays connaîtra des conditions climatiques exceptionnelles?

Réponse : Un modèle de climat est un outil informatique décrivant la dynamique de l’atmosphère, de l’océan et des surfaces continentales par des équations, Il en existe dans le monde une vingtaine, dont le Canadien, l’Américain, le Japonais et l’européen, ces modèles prévoient tous un réchauffement, mais sont en désaccord sur son amplitude exacte et sur les changements futurs des pluies. Par exemple, certains modèles prévoient une augmentation, d’autres une diminution des pluies, et puisqu’on ne dispose pas d’observations du climat futur pour vérifier les projections climatiques, l’évaluation de leur crédibilité doit se faire autrement, dont on peut vérifier d’abord que les modèles reproduisent correctement les différents aspects du climat présent.

Néanmoins, deux modèles également performants à cet égard peuvent ne pas prédire identiquement le futur, on peut aussi vérifier la capacité des modèles à simuler les changements climatiques passés, mais le changement en cours est différent des précédents, notamment par sa rapidité.

Le meilleur model métrologique pour l’instant est le model européen qui donne des prévisions tres proches à la réalité et bien expérimenté durant cette année climatique 2021, et grâce a ce model un mois de février tres exceptionnel dont il y aura le retour des pluies qui vont toucher cette fois en premier temps les villes du Sahara Marocaine ainsi la ville de Tiznit Agadir, avant de s’étendre au nord en rapportant des quantités tres importantes de neiges, toute cette situation pourra changer d’un jour a l’autre mais ce qu’on peut confirmer que le mois de février 2021 sera exceptionnel de nombre de plusieurs dépressions que connaitra le Maroc et qui sont en train de se rapprocher de littoral marocain.

Question : A la lumière des dernières précipitations et chutes de neige enregistrées au Maroc et dans la perspective d’en accueillir d’autres le 4 et 5 février prochain, peut-on dire que cette pandémie est pour quelques choses dans ce changement climatique ?

Réponse : Tous les experts climatologues confirment que durant la période de fermeture due à la pandémie Covid19 une diminution tres importantes de la pollution de l’air a été observée au Maroc comme ailleur a la chine en Inde comme en Europe, Cependant, l’émission de CO2 reste fortement présente à cause des industries pétrolières dont l’activité n’a pas cessé pendant le confinement, mais malheureusement des que la reprise économique  a déclenché la situation a devenu pire que avant, même que les rapports de l’ONU et exactement de l’OMS confirment une chute de 7٪ des emissions des GES cette annee la 2020, mais Cette pandémie devrait servir de leçon à l’humanité pour revoir ses anciennes habitudes pouvant mener à des catastrophes environnementales, mais pour l’instant on peut rien confirmer si cette pandémie est la cause de retour de l’hiver froid pluvieux qui garantira un relancement de l’agriculture marocaine après des années de sécheresse qu’a connu le Maroc.

Le situation hydrique du mois janvier 2021 est tres encourageantes on peur garantir de dire que le Maroc a frôlé de la catastrophe hydrique qu’a connu les dernières années,  surtout que Les deux années successives de sécheresse ont impacté sensiblement les réserves en eau des barrages dont certains barrages sont devenus quasi vides le cas de barrage Youssef bnou tachfine et d’autre qui alimente la région de souss, dont la ville d’Agadir a décidé la coupure d’eau potable entre 22 heures  du soir à 6 heures du matin pour la bonne gouvernance de l’au potable, cette bonne gestion doit avoir l’occasion de s’appliquer aux saisons  de riches de pluies et neiges pour garantir la durabilite de l’approvisionnement en eau potable durant toute l’année sans coupure prévue et imprévues

A ce jour les réserves en eau enregistrées au 29 janvier 2021 atteignent environ 7.45 milliards de m3, soit un taux de remplissage total  de 46.35% mais avec les prochaines prévisions climatiques prévues le mois de février 2021 le Maroc pourra recevoir une pluviométrie exceptionnelle et les apports en eau afficheront des records surtout pour les barrages de la région de souss dont la situation va encore s’améliorer dans les semaines à venir sous l’effet des pluies et aussi de la fonte des neiges qui seront enregistré, donc en détail plusieurs barrages ont vu leur stock atteindre les 100%, mais ils sont de petites tailles, se remplissant le plus souvent par les crues : Le barrage Al Wahda, le plus grand du Royaume totalise des réserves de 2,48 milliards de m3 , soit un taux de remplissage de 70.3%, et le barrage  Idriss 1er affiche des stocks de 7.54 milliards de m3 soit un taux de 66,7%et le barrage de Sidi Mohamed Ben Abdallah est à 624 millions de m3, soit un taux de 64,6%,  donc la variation de la situation hydrique vers le sens positif donnera beaucoup de visibilité aux agriculteurs et à l’économie nationale et lancera aussi le tourisme écologique au Maroc.

Entretien réalisé par

Mohammed Drihem

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